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CAP AEPE · Épreuve EP2 · septembre 2020

Corrigé de l'EP2 — septembre 2020

Pour chaque question : ce qu'on vous demande, la réponse attendue, pourquoi — et le piège à éviter.

La situation

Vous êtes ATSEM depuis trois ans à l'école maternelle Robert Doisneau, à Saint-Denis : 268 enfants, 11 classes. Le lundi et le mardi, vous travaillez dans la classe double niveau de Mme Danièle (petite et moyenne sections, 26 enfants) ; les autres jours, en grande section avec M. Mohamed. Aujourd'hui, Mme Danièle emmène sa classe en bus au parc forestier de la Poudrerie, à Sevran, sur le thème de l'automne. Suivent une dispute avant de monter dans le car, une petite fille qui a peur et qui bégaie, un temps de lecture en forêt, un papa furieux le lendemain, puis la remise en état du restaurant scolaire pendant une épidémie de gastro-entérite.

ℹ️ La session. Le sujet porte le code des sujets de juin (« 2006 ») ; mais en 2020, l'écrit de juin n'a pas eu lieu à cause du COVID et les diplômes ont été délivrés sur dossier. Les seuls candidats qui ont composé l'ont fait à la session de remplacement de septembre 2020 : c'est la date que retient le site qui diffuse ce sujet, et nous n'avons pas trouvé de document officiel qui dise autre chose.

La sortie au parc forestier

1 Le nombre d'accompagnants (annexe 1)

Ce qu'on vous demande. Trouver la bonne ligne et la bonne colonne du tableau, compter les élèves de la bonne classe, puis montrer le calcul.

Réponse. 4 adultes au total, l'enseignante comprise : Mme Danièle, vous, et deux autres accompagnateurs. Justification :

  • C'est une sortie occasionnelle sans nuitée (titre de l'annexe 2), dans une école maternelle : la colonne de gauche de l'annexe 1 s'applique.
  • C'est la classe de Mme Danièle qui part : 26 élèves, et aucun ne reste à l'école (annexe 2).
  • Jusqu'à 16 élèves : 2 adultes, dont l'enseignante. Il reste 10 élèves : un adulte de plus pour les 8 suivants (17ᵉ au 24ᵉ), et un autre pour les 2 derniers (25ᵉ et 26ᵉ). 2 + 2 = 4 adultes.

Le piège. Diviser 10 par 8 et s'arrêter à 1 adulte de plus. Dès qu'un groupe de 8 est commencé, il faut un adulte : avec 25 ou 26 élèves, c'est déjà 4 adultes. Autre erreur : prendre l'effectif d'une autre classe (25 en petite section, 23 en grande section) ou la colonne de l'école élémentaire.

2 Votre rôle avant, pendant et après la sortie (annexe 2)

Réponse.

MomentVotre rôle d'ATSEM
Avant la sortiePréparer avec l'enseignante le matériel des ateliers : les cartes des formes naturelles, des sacs ou des paniers pour ramasser feuilles, pommes de pin et marrons · Préparer les livres des histoires du temps calme et les étiquettes au nom des enfants et de l'école, à leur mettre autour du cou · Emporter la trousse de secours, les PAI, la liste des enfants et un téléphone · Vérifier que chaque enfant a une tenue adaptée à la forêt en automne (chaussures fermées ou bottes, vêtement chaud et de pluie), les faire passer aux toilettes et les compter
Dans le parcSurveiller le groupe et compter les enfants régulièrement, en veillant à ce qu'aucun ne porte à la bouche ce qu'il ramasse (champignons, baies, marrons) · Accompagner les ateliers des cinq sens et la récolte, puis conter les histoires au temps calme, comme l'enseignante le demande
Au retour à l'écoleCompter les enfants, les accompagner aux toilettes et au lavage des mains · Trier et ranger les éléments ramassés pour l'atelier créatif, et transmettre à l'enseignante tout incident (une chute, un vêtement abîmé) pour que les familles soient prévenues

Pourquoi. L'ATSEM assiste l'enseignante : elle prépare, elle veille à la sécurité, à l'hygiène et au bien-être des enfants, et elle fait le lien. Le dernier point du tableau n'est pas un détail : c'est exactement ce qui a manqué avec le pantalon de Yanis (questions 9 à 11).

3 Deux précautions pour un trajet en car sécurisé

Réponse.

  • Vérifier que chaque enfant est assis et attaché par sa ceinture (l'aider à la mettre), et lui rappeler qu'il reste assis pendant tout le trajet.
  • Compter les enfants à la montée et à la descente, et répartir les adultes dans le car (un à l'avant, un à l'arrière, près des issues).

On accepte aussi : faire monter et descendre les enfants côté trottoir, ranger les sacs pour dégager l'allée, emporter la liste des enfants.

Avant de monter dans le car

4 Quatre attitudes avec Théo et Fatima

Réponse.

  • Intervenir calmement, sans crier, en vous mettant à leur hauteur.
  • Écouter chacun des deux enfants, sans prendre parti.
  • Rappeler la règle avec des mots simples : chacun son tour d'être devant, aujourd'hui c'est le tour de Yanis et d'Emma.
  • Leur proposer une solution juste — par exemple être en tête du rang au retour — et les féliciter quand ils l'acceptent.

Le piège. Punir sans expliquer, chercher un coupable, ou céder à celui qui crie le plus fort : la règle perd son sens pour tout le groupe.

5 Votre rôle auprès d'Emma

Ce qu'on vous demande. Deux réponses pour la peur du car, deux pour le bégaiement : quatre en tout.

Réponse.

  • Pour monter dans le car : - La rassurer : vous mettre à sa hauteur, accueillir sa peur avec des mots simples, lui expliquer ce qui va se passer (le car roule doucement, vous restez avec elle). - L'accompagner : lui tenir la main pour monter, et l'installer à côté de vous ou d'un camarade qu'elle aime bien.
  • Par rapport à son bégaiement : - Lui laisser le temps de finir ses phrases, en la regardant calmement, sans terminer les mots à sa place. - Ne pas lui faire répéter ni la corriger, et ne laisser aucun enfant se moquer d'elle ; signaler ce bégaiement à l'enseignante.

Pourquoi. Le bégaiement augmente souvent avec l'émotion : en apaisant sa peur, vous l'aidez aussi à parler.

Le piège. Lui dire « respire », « parle moins vite » ou « recommence » : ces conseils, même gentils, ajoutent de la pression.

La lecture en forêt (annexe 3)

6 Votre aménagement de l'espace

Ce qu'on vous demande. L'annexe 3 parle d'un « lieu calme et confortable, un espace conteur et un espace public » : vos deux réponses doivent organiser ces deux espaces.

Réponse.

  • L'espace public : choisir un endroit calme et sans danger, à l'écart du passage, et y installer les enfants assis en demi-cercle sur une couverture ou des tapis (le sol de la forêt est humide en automne).
  • L'espace conteur : vous placer face au groupe, assis un peu plus haut (sur un banc, une souche), pour que chaque enfant vous voie et voie les images du livre.

7 Quatre techniques pour une lecture plus « vivante »

Réponse.

  • Changer de voix selon le personnage qui parle, sur un ton doux.
  • Lire lentement et marquer des pauses, pour créer du suspense et laisser aux enfants le temps de comprendre.
  • Montrer les images, livre tourné vers les enfants.
  • Utiliser des supports : une marionnette, des objets — pourquoi pas une feuille ou une pomme de pin ramassée —, une comptine ou un jeu de doigts.

On accepte aussi : un rituel d'entrée et de sortie (« Toc-toc-toc, histoire es-tu là ? », souffler la bougie), répéter le nom des personnages plutôt que « il » ou « elle ».

Le piège. Mimer toute l'histoire pendant que vous lisez : l'annexe conseille de faire les gestes avant ou après, et de les garder simples.

8 Quatre intérêts de l'activité lecture

Ce qu'on vous demande. Relever, c'est reprendre ce qui est écrit dans l'annexe 3, rien de plus.

Réponse.

  • Développement sensoriel : observer des images.
  • Développement moteur : tourner les pages sans les abîmer.
  • Développement intellectuel : le langage, la compréhension, l'observation et l'imagination.
  • Découvrir l'univers du livre : la curiosité, l'intérêt pour la lecture, un moment d'évasion.

Le cinquième intérêt de l'annexe est aussi juste : le développement social (une activité calme et culturelle). Vous pouvez aussi détailler le développement intellectuel en plusieurs intérêts — enrichir le vocabulaire, développer l'imaginaire, la compréhension. Ces réponses sont justes aussi, mais celles de l'annexe sont les plus sûres : c'est ce que demande le verbe « relever ».

Le papa de Yanis

9 La forme de communication

Réponse. La communication orale (verbale), directe, en face à face.

Le piège. Répondre « non verbale » parce que le papa est furieux : ses gestes accompagnent l'échange, mais vous lui expliquez ce qui s'est passé, avec des mots.

10 Deux attitudes face à cette communication difficile

Réponse.

  • Rester calme et poli(e), sans répondre à la colère par la colère ni vous justifier sèchement.
  • L'écouter jusqu'au bout sans l'interrompre, reconnaître que l'information aurait dû lui être donnée la veille, expliquer les faits simplement et chercher avec lui une solution.

On accepte aussi : lui proposer de parler à l'écart des autres parents, passer le relais à l'enseignante s'il ne se calme pas.

11 Deux autres moyens pour éviter cet échange difficile

Réponse.

  • Un mot dans le cahier de liaison le soir même, pour expliquer ce qui est arrivé au pantalon.
  • Un appel téléphonique aux parents, ou un mot dit directement à la personne venue chercher Yanis.

On accepte aussi : un SMS ou un message par l'outil de l'école.

Pourquoi. Le papa n'est pas furieux à cause de la boue : il l'est parce que personne ne l'a prévenu. Une famille informée tout de suite réagit beaucoup mieux qu'une famille qui découvre.

La remise en état du restaurant scolaire

12 La technique pour les tables et les chaises, et son intérêt (annexe 4)

Réponse. Le bionettoyage par pulvérisation et essuyage humide : on pulvérise le détergent-désinfectant à contact alimentaire, puis on essuie avec une lavette. Justifications :

  • Il nettoie et désinfecte en une seule opération : il enlève les salissures du repas et détruit les micro-organismes — indispensable pendant une épidémie de gastro-entérite, qui se transmet par les mains et les surfaces.
  • Le produit est fait pour les surfaces en contact avec les aliments : les enfants mangent sur ces tables.

Le piège. Répondre « nettoyage » ou « désinfection » seuls : avec une épidémie déclarée, il faut les deux, et le mot attendu est bionettoyage.

13 Les matériels et le produit (annexe 4)

Réponse.

MatérielsProduit
Un pulvérisateur · une lavette (chiffon microfibre)Le détergent-désinfectant à contact alimentaire, en pulvérisateur

Pourquoi. Après chaque repas, l'annexe 4 prévoit le pulvérisateur et la lavette. Pour l'entretien de fin de journée, elle ajoute une bassine : « seau ou bassine » est donc aussi une bonne réponse.

Le piège. Prendre le détergent-désinfectant pour sol en dosette : l'annexe le réserve au sol.

14 Justifier les deux étapes du mode opératoire

Réponse.

  • Se mettre en tenue professionnelle : - Vous protéger : les gants protègent vos mains du produit et des micro-organismes de la gastro-entérite. - Ne pas propager les microbes : la blouse, réservée à l'entretien, protège votre tenue et évite de transporter les micro-organismes d'une pièce à l'autre ou jusqu'aux enfants.
  • Aérer la pièce : - Renouveler l'air et diminuer le nombre de micro-organismes présents dans l'air. - Évacuer les odeurs et les vapeurs des produits, et faire sécher les surfaces plus vite.

15 Où ranger les produits d'entretien

Réponse. Dans le local d'entretien fermé à clé, hors de portée des enfants, aéré, et à l'écart des aliments — chaque produit dans son emballage d'origine, bien fermé.

Le piège. Les laisser sur le chariot, dans le réfectoire ou dans la cuisine : un produit d'entretien ne côtoie ni les enfants ni la nourriture.

16 Une règle de sécurité, d'économie et d'ergonomie

Réponse.

Règle
SécuritéPorter des gants, lire l'étiquette et ses pictogrammes, et ne jamais mélanger les produits ; faire l'entretien en l'absence des enfants
ÉconomieRespecter le dosage : une ou deux pulvérisations suffisent, en surdoser gaspille le produit sans mieux désinfecter
ErgonomiePlier les jambes et garder le dos droit pour essuyer les chaises et les pieds de table, et rester près de la surface plutôt que tendre les bras

Le lavage du sol et le chariot

17 Trois arguments pour le balai rasant

Réponse.

  • Moins de fatigue : on pousse le balai sans effort, manche réglé à sa taille, sans essorer à la main.
  • Plus d'hygiène : on utilise une frange propre par pièce, lavée ensuite en machine — on ne transporte pas les microbes d'une salle à l'autre, ce qui compte pendant une épidémie.
  • Un sol vite sec : la frange dépose peu d'eau, le sol sèche vite et le risque de glissade baisse.

On accepte aussi : il passe sous les tables et le long des plinthes, il consomme moins d'eau et de produit, il va vite sur une grande surface comme un réfectoire.

18 Quatre étapes pour entretenir et ranger le chariot

Réponse.

  • Vider les seaux d'eau sale dans le vidoir, et vider le sac à déchets.
  • Mettre les franges et les lavettes sales au lavage.
  • Nettoyer et désinfecter les seaux, la presse et le chariot (poignées comprises), puis les laisser sécher.
  • Réapprovisionner le chariot (franges propres, sacs, produits) et le ranger dans le local d'entretien.

19 Pourquoi entretenir régulièrement son matériel

Réponse.

  • Éviter que le matériel ne recontamine les surfaces : les microbes se multiplient dans une lavette ou un seau sales et humides, et on les étalerait au lieu de les détruire.
  • Garder le matériel en bon état et efficace plus longtemps : moins de casse, moins de dépenses, du matériel prêt pour la fois suivante.

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