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CAP AEPE · Épreuve EP2 · juin 2019

Corrigé de l'EP2 — juin 2019

Pour chaque question : ce qu'on vous demande, la réponse attendue, pourquoi — et le piège à éviter.

La situation

Première session du CAP AEPE. Vous êtes ATSEM à l'école maternelle des Mésanges : le lundi et le mardi dans une classe de petite et moyenne sections, les autres jours en grande section. L'équipe prépare un projet sur « la vie à la ferme », avec une visite. Le matin, la maman de Théo, 2 ans et demi, vous dit qu'il a vomi pendant la nuit ; il vomit de nouveau à la cantine. Le jour de la visite, il pleut, les abords de l'étable sont boueux, et au retour les enfants salissent le hall d'entrée.

1. L'accueil de Théo et de sa maman

1.1 Les deux formes de communication de la maman

Réponse.

  • La communication orale (verbale) : elle vous parle, face à face, à l'accueil.
  • La communication écrite : elle a mis un mot dans le carnet de liaison.

1.2 La forme de communication de Théo

Réponse. La communication non verbale : sans un mot, Théo montre qu'il est fatigué — les yeux cernés, les bâillements.

1.3 Le schéma de la communication avec la maman

Réponse.

ÉmetteurLa maman de Théo
RécepteurVous, l'ATSEM
CanalL'oral, face à face (la voix)
Les deux messagesThéo a vomi pendant la nuit · Il va mieux
RétroactionVous la rassurez : vous lui dites que vous allez veiller au bien-être de Théo

Pourquoi. Les deux messages sont les deux informations que la maman vous donne de vive voix : la nuit difficile, puis le fait que Théo va mieux. On accepte aussi, comme message, « elle a mis un mot dans le carnet de liaison », et comme canal, l'écrit par le carnet.

Le piège. Inverser émetteur et récepteur. Ici, c'est la maman qui apporte l'information : elle est l'émetteur. Votre réponse rassurante, c'est la rétroaction.

1.4 À qui transmettre les informations orales

Réponse. À cocher : la professeure des écoles de Théo. Cocher aussi le directeur de l'école est accepté.

Pourquoi. C'est la professeure qui a la responsabilité de Théo pendant le temps de classe : elle doit savoir qu'il a été malade pour le surveiller et prévenir la famille si son état change. Le directeur est votre responsable pendant le temps scolaire : l'informer n'est pas une faute.

Pourquoi pas les autres. Une information sur la santé d'un enfant ne se répand pas : tous les enseignants n'ont pas à la connaître (discrétion professionnelle). Le maire est votre employeur, mais il n'est pas concerné par le suivi d'un élève.

1.5 Deux freins à la communication entre Théo et vous

Réponse.

  • La fatigue de Théo : il a été malade et a mal dormi ; il est moins disponible pour échanger.
  • Le bruit et l'agitation des autres enfants, qui se dissipent pendant que vous parlez avec Théo et sa maman — votre attention est partagée.

On peut citer aussi : son jeune âge, à 2 ans et demi son langage est encore limité.

1.6 Deux mécanismes de communication non verbale chez Théo malade

Réponse.

  • Les expressions du visage : un teint pâle, des grimaces, un visage triste, les yeux cernés.
  • Les gestes et la posture : il se tient le ventre, se recroqueville, s'isole, ne veut plus jouer.

On accepte aussi : les pleurs, les plaintes, le regard éteint.

2. Théo à la cantine, puis à la sieste

2.1 Sous quelle autorité est placée l'ATSEM

Réponse.

  • Pendant la sieste : sous l'autorité du directeur de l'école.
  • Pendant la cantine : sous l'autorité du maire.

Pourquoi. L'ATSEM est un agent de la commune : son employeur est le maire. Pendant le temps scolaire — et la sieste des petits en fait partie —, elle travaille sous l'autorité du directeur. La cantine, elle, n'est pas du temps scolaire : l'organigramme range la restauration scolaire dans les missions de la mairie.

Le piège. Lire trop vite l'organigramme, qui écrit « sous l'autorité du directeur pendant leur présence dans l'école », et répondre « le directeur » deux fois. La cantine a lieu dans l'école, mais c'est un service de la mairie.

2.2 Vos actions

Réponse. À cocher : 1 (vous demandez à une stagiaire de nettoyer la table et le sol), 2 (vous changez Théo), 5 (vous surveillez le dortoir), 7 (vous intervenez auprès d'un enfant qui fait une fausse route).

Pourquoi. Théo, souillé, passe en premier : vous restez avec lui pour le changer et le rassurer. Le vomi ne peut pas attendre non plus, à côté des autres enfants qui mangent : vous confiez le nettoyage à la stagiaire, qui apprend justement ces tâches d'entretien — avec des gants et selon le protocole, et vous en restez responsable. Surveiller la sieste est aussi une tâche de l'ATSEM. Et face à une fausse route, tout adulte présent doit agir sans attendre : c'est une urgence vitale.

Le piège. Tout cocher, « pour ne rien oublier » : la copie montre seulement que vous n'avez pas su trier, et elle risque de ne rien rapporter. Chaque case cochée doit être une action que vous avez le droit de faire.

Pourquoi pas les autres.

  • 3. Priver de dessert : la nourriture ne sert jamais de punition ni de récompense.
  • 4. Donner un anti-vomitif : l'ATSEM ne donne aucun médicament de sa propre initiative, sans prescription ni protocole prévu (PAI).
  • 6. Téléphoner aux parents : ce n'est pas à vous de le faire. C'est le directeur ou l'enseignante qui prévient la famille — et l'énoncé précise que les parents ont été prévenus.

3. La visite à la ferme

3.1 Deux objectifs du projet (annexe 1)

Réponse. Deux au choix, recopiés de l'annexe :

  • Observer les manifestations de la vie animale ; connaître les animaux, leur mode de vie, leur alimentation, comment ils se reproduisent.
  • Acquérir un vocabulaire spécifique et le réinvestir ; verbaliser des sensations (frayeur, dégoût des odeurs, douceur des pelages).
  • Aussi : reconnaître les animaux par un autre sens que la vue (leurs cris), se souvenir de ce que l'on a vu à la ferme. Les grands titres de l'annexe, qui commencent eux aussi par un verbe (« Découvrir le monde »), conviennent également.

Le piège. Inventer un objectif (« passer une bonne journée », « prendre l'air ») : la question demande de vous appuyer sur l'annexe.

3.2 Le type de sortie

Réponse. À cocher : sortie occasionnelle sans nuitée.

Pourquoi. Elle n'a lieu qu'une fois, dans le cadre d'un projet, et les enfants rentrent le jour même. Une sortie régulière revient chaque semaine sur le temps scolaire (la piscine, la bibliothèque).

3.3 Le nombre d'adultes

Réponse. 3 adultes, dont la professeure. Justification : en maternelle, pour une sortie occasionnelle sans nuitée, il faut 2 adultes au moins jusqu'à 16 élèves, puis 1 adulte de plus par groupe de 8 élèves. Pour 24 élèves : 16 + 8, soit 2 + 1 = 3 adultes.

Le piège. Répondre « 3 » sans justifier : la question demande d'« indiquer et justifier ». Montrez la règle et le calcul.

3.4 Deux vêtements adaptés

Réponse. Des bottes de pluie (le sol est boueux) et un imperméable avec capuche (ou un ciré). On accepte aussi : un pantalon de pluie, une tenue de rechange.

3.5 Vos tâches à la montée dans le bus (4 réponses)

Réponse.

  • Compter les enfants avant la montée, avec la liste de la classe.
  • Les faire monter un par un, calmement, côté trottoir, en les aidant à franchir les marches.
  • Installer chaque enfant sur un siège (manteau enlevé s'il gêne) et attacher ou vérifier sa ceinture de sécurité.
  • Vous placer parmi les enfants — les adultes répartis à l'avant, au milieu et à l'arrière du bus —, puis recompter une fois tout le monde assis.

On accepte aussi : laisser l'allée libre (sacs rangés), emporter la trousse de secours et la liste des numéros des familles.

3.6 Trois attitudes face au « queval » de Maël

Réponse.

  • Reprendre le mot correctement, sans le corriger sèchement : « Oui, c'est un cheval ! » Maël entend le bon modèle sans se sentir en faute.
  • Parler face à lui, lentement, en articulant bien, pour qu'il voie et entende le son « ch ».
  • L'encourager à parler et valoriser ses efforts, sans se moquer ni laisser les autres se moquer, et sans l'obliger à répéter devant le groupe.

On accepte aussi : jouer avec les sons (comptines, jeux de cris d'animaux), signaler à l'enseignante si le défaut persiste.

On accepte aussi : l'inviter, une fois et comme un jeu, à redire le mot avec vous, puis le féliciter quand il y arrive.

Le piège. « Non, on ne dit pas queval ! Répète. » Le corriger sèchement devant tout le monde, ou insister jusqu'à ce qu'il le dise bien, bloque l'enfant : il risque de ne plus oser parler.

4. L'entretien du hall d'entrée

4.1 Pourquoi pas de dépoussiérage avant le lavage

Réponse. Le sol est mouillé et couvert de boue. Le dépoussiérage (le balayage humide) se fait sur un sol sec et ne retire que les salissures non adhérentes, comme la poussière. La boue est une salissure humide et adhérente : la gaze s'encrasserait sans l'enlever. Il faut directement laver le sol.

4.2 Le produit pour laver le sol du hall

Réponse. À cocher : un détergent-désinfectant.

4.3 Pourquoi ce produit

Réponse. Il nettoie (il décolle la boue et les salissures) et il désinfecte (il détruit les micro-organismes) en une seule opération. La boue de la ferme peut contenir de la terre et des déjections animales, et le hall est un lieu de passage pour tous les enfants : il faut les deux actions.

Pourquoi pas les autres. Un abrasif raierait le revêtement thermoplastique. Un désinfectant seul ne retire pas la boue, et il agit mal sur une surface sale. Un dépoussiérant sert à capter la poussière, pas à laver.

4.4 Le moment du lavage

Réponse. Dès que les enfants sont entrés en classe, quand le hall est vide. Justification : personne ne marche sur le sol mouillé, donc pas de risque de glissade ; le sol sèche sans être sali à nouveau ; et la boue ne se répand pas dans le reste de l'école en attendant.

On accepte aussi : le soir, après le départ des enfants — il n'y a plus personne dans l'école, donc aucun risque de chute. Le jury accepte tout moment cohérent, à condition de le justifier.

Le piège. Laver pendant que les enfants traversent le hall : le sol mouillé les fait glisser, et leurs bottes resalissent tout.

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