Corrigé de l'EP2 — juin 2022, Antilles et Polynésie
Pour chaque question : ce qu'on vous demande, la réponse attendue, pourquoi — et le piège à éviter.
La situation
Vous êtes titulaire du CAP AEPE et vous remplacez Sébastien, ATSEM, absent pour plusieurs mois, à l'école maternelle Pierre et Marie Curie (trois classes : petite, moyenne et grande section). Le directeur vous affecte à la petite section pour tout le remplacement. Au fil de la journée : l'accueil échelonné du matin, un enfant qui ne veut pas quitter son père, un atelier pâte à sel, la récréation, puis l'entretien des jouets pendant les vacances de Noël, après une épidémie de gastro-entérite.
Le poste et le projet d'accueil
1 Les créneaux sous l'autorité du directeur
Ce qu'on vous demande. Lire le planning et repérer le temps scolaire : c'est seulement là que vous dépendez du directeur.
Réponse.
| Jours | Créneaux sous l'autorité du directeur |
|---|---|
| Lundi, mardi, jeudi, vendredi | 8 h 20 – 11 h 30 (accueil, rituels, ateliers, récréation, éducation physique) et 13 h 30 – 16 h (sieste, musique, chants, histoires) |
| Mercredi | 8 h 20 – 11 h 30 |
Pourquoi. L'ATSEM est un agent de la commune : son employeur est le maire. Pendant le temps scolaire, et seulement pendant ce temps, elle travaille sous l'autorité du directeur de l'école. L'accueil de 8 h 20 à 9 h se fait en classe, avec l'enseignant : il fait partie du temps scolaire.
Le piège. Ajouter la pause méridienne (11 h 30 – 13 h 30), les activités périscolaires ou l'entretien des locaux (16 h – 18 h). Ces temps se passent dans l'école, mais hors du temps scolaire : vous y dépendez du maire.
2 Deux objectifs du projet d'accueil (annexe 1)
Ce qu'on vous demande. Citer veut dire reprendre ce qui est écrit dans l'annexe.
Réponse (deux au choix).
- Mettre en place une séparation progressive et en douceur.
- Permettre aux parents de trouver leur place dans la coéducation de leur enfant.
- Favoriser le bien-être physique et psychologique du jeune enfant.
- Favoriser et développer le langage verbal du jeune écolier.
L'accueil du matin
3 La forme de communication du père de Samantha
Réponse. À cocher : communication verbale.
Pourquoi. Le papa vous dit que Samantha n'est pas en forme : il passe par la parole. On pourrait observer aussi des gestes ou une expression du visage, mais la situation ne les décrit pas.
4 Un frein à la communication
Réponse. « Il y a beaucoup de bruit et d'agitation ce matin. »
Pourquoi. Le bruit couvre les paroles, l'agitation détourne votre attention : vous risquez de mal entendre ou d'oublier l'information. Les arrivées échelonnées, qui vous obligent à vous occuper de plusieurs familles à la fois, sont un frein voisin.
Le piège. Inventer un frein qui n'est pas dans le texte. La consigne dit relever : on prend ce qui est écrit dans la situation.
5 À qui transmettre les informations de l'accueil
Réponse. Le professeur des écoles de la petite section, l'enseignant de Samantha.
Pourquoi. Pendant le temps scolaire, l'enfant est sous la responsabilité de son enseignant : c'est lui qui doit savoir que Samantha a mal dormi, pour adapter sa journée (repos, vigilance). Dans une question semblable, le corrigé officiel de 2026 acceptait aussi le directeur ; mais la réponse la plus juste reste celui qui a l'enfant en classe.
6 Trois actions pour rassurer Roman (annexe 1)
Ce qu'on vous demande. Des actions tirées du projet de l'école : chaque réponse doit pouvoir s'appuyer sur l'annexe 1.
Réponse.
- L'accueillir de façon personnelle et bienveillante : se mettre à sa hauteur, l'appeler par son prénom, mettre des mots sur ce qu'il ressent (« tu es triste que papa parte »), lui dire que papa reviendra le chercher.
- Proposer au papa de rester un moment en classe, comme le prévoit le projet, en accord avec le professeur des écoles, puis l'inviter à dire au revoir clairement à Roman avant de partir.
- Laisser Roman garder son doudou (son objet transitionnel) le temps qu'il faut ; il le déposera dans la panière quand il sera prêt.
- On peut aussi : lui proposer un jeu qu'il aime parmi ceux installés, ou s'appuyer sur les rituels d'accueil, qui l'aident à se repérer dans la matinée.
Le piège. Conseiller au papa de partir en cachette, ou retirer l'enfant des bras de son père sans un mot. L'enfant perd confiance, et la séparation suivante sera plus dure.
L'atelier pâte à sel
7 Les produits et le matériel de l'atelier (annexe 2)
Réponse (au moins six éléments).
- Produits : 2 verres de farine, 1 verre de sel, 1 verre d'eau.
- Matériel : une nappe, 4 tabliers, des torchons, 1 saladier, 1 gobelet, 1 spatule en bois, un point d'eau.
- On peut ajouter, d'après l'organisation et le déroulement : une table et 4 chaises, l'affiche des dosages, le modèle de couronne, les éléments de décoration.
Pourquoi. Tout est écrit dans la case « Matériel » de la fiche : la question vérifie que vous savez lire un document professionnel et préparer un atelier sans rien oublier.
8 Votre rôle pendant et après l'atelier
Réponse (huit éléments).
| Moment | Votre rôle |
|---|---|
| Pendant | Mettre un tablier à chaque enfant et les installer autour de la table · Rappeler les consignes et montrer l'affiche des dosages · Laisser chaque enfant verser et mélanger à son tour, en l'aidant si besoin · Accompagner le modelage des colombins et le tressage, encourager, féliciter · Veiller à la sécurité et à l'hygiène (pas de pâte à la bouche, pas de farine ni de sel dans les yeux) · Nommer les gestes et les matières pour enrichir le vocabulaire (verser, mélanger, collant, doux) |
| Après | Mettre les couronnes à sécher (le four, s'il est utilisé, reste réservé à l'adulte) · Ranger le matériel et les produits · Nettoyer les tables et les ustensiles · Retirer les tabliers et aider au lavage des mains · Accompagner les enfants vers le reste du groupe · Transmettre vos observations au professeur des écoles |
Pourquoi. La fiche pédagogique décrit déjà la plupart de ces étapes : servez-vous-en. Le rôle de l'ATSEM associe toujours l'aide aux enfants, la sécurité, l'hygiène, le rangement et la transmission.
9 L'attitude face à Noam, qui ne veut pas toucher la farine
Réponse (deux éléments).
- Le rassurer et ne pas le forcer : respecter son refus, lui dire qu'il a le droit de ne pas aimer, sans le gronder ni le comparer aux autres.
- L'amener à participer pas à pas : lui proposer de verser avec le gobelet ou de mélanger avec la spatule, de toucher d'abord du bout du doigt ou avec vous, puis le féliciter pour chaque essai.
Le piège. L'obliger à mettre les mains dans la farine. Les corrigés officiels refusent qu'on force un enfant : la peur grandit et l'atelier devient une mauvaise expérience. Un refus qui dure se signale à l'enseignant (question 11).
10 Deux attitudes face au langage de Samantha
Ce qu'on vous demande. Samantha dit « z'aime » et « ze voudrai » : elle remplace le son « j » par « z ». Vous devez l'aider à mieux prononcer, sans la blesser.
Réponse.
- Reformuler sa phrase correctement, de façon naturelle : « Tu n'aimes pas beaucoup la pâte à sel ? Tu voudrais faire un dessin ? » Elle entend le bon modèle, sans qu'on lui fasse remarquer son erreur.
- Lui parler face à elle, lentement, en articulant bien, pour qu'elle voie et entende comment se forme le son. On accepte aussi : lui proposer des comptines et des jeux de sons ; signaler cette difficulté au professeur des écoles.
Pourquoi. À 3 ans, certains sons ne sont pas encore tous acquis : on aide l'enfant par l'exemple, pas par la correction.
Le piège. Lui faire répéter le mot jusqu'à ce qu'il soit juste, ou se moquer de sa prononciation devant le groupe : elle risque de ne plus oser parler.
11 Deux éléments à transmettre au professeur des écoles
Réponse (deux au choix).
- Le refus de Noam de toucher la farine, et comment il a fini par participer (ou non).
- La prononciation de Samantha, qui remplace « j » par « z », et sa fatigue signalée par son papa.
- Le déroulement de l'atelier : les consignes ont-elles été respectées, les couronnes sont-elles réussies, quelles difficultés les enfants ont-ils rencontrées ?
Pourquoi. L'annexe 2 le demande : « transmettre ses observations et les difficultés éventuelles des enfants ». Ce que vous voyez en petit groupe aide l'enseignant à suivre chaque enfant.
La récréation
12 Deux consignes de sécurité sur les structures de jeux
Réponse (deux au choix).
- Monter par l'escalier en se tenant à la rampe, un enfant à la fois, sans pousser.
- Descendre le toboggan assis, les pieds devant, et attendre que le camarade précédent soit sorti.
- Ne pas remonter par le toboggan, ne pas grimper sur le toit de la cabane ni passer par-dessus les barrières.
Pourquoi. La photo montre une cabane en hauteur, un escalier et un toboggan : le danger principal est la chute. Une consigne utile est courte, positive et liée à ce que l'enfant voit.
L'entretien des jouets et le lave-linge
13 Au quotidien ou pendant les vacances ?
Réponse.
| Tâche | Au quotidien | Pendant les vacances |
|---|---|---|
| a. Entretien des sanitaires | X | |
| b. Bionettoyage des jeux (garages, poupées, jeux de construction) | X | |
| c. Nettoyage et désinfection des couchettes | X |
Pourquoi. Les sanitaires servent toute la journée et présentent le plus grand risque de contamination : on les entretient chaque jour. Le bionettoyage de tous les jeux et la désinfection des couchettes sont des tâches longues, qui demandent que les enfants soient absents : la situation les place justement pendant les vacances de Noël.
14 Pourquoi un détergent désinfectant alimentaire pour les jouets ?
Réponse (trois éléments).
- Les jeunes enfants portent les jouets à la bouche : un produit agréé pour le contact alimentaire ne laisse pas de résidu dangereux.
- Il est détergent : il enlève les salissures.
- Il est désinfectant : il détruit les micro-organismes, dont ceux de la gastro-entérite, et évite une nouvelle contamination à la rentrée.
On peut ajouter : il nettoie et désinfecte en une seule opération, ce qui fait gagner du temps.
Le piège. Répondre seulement « parce qu'il est efficace » : le jury attend les trois raisons précises, et d'abord le lien avec la bouche des enfants.
15 Deux intérêts du lave-linge pour les peluches
Réponse.
- Une désinfection par la chaleur : un lavage à température élevée (60 °C si l'étiquette le permet) détruit les micro-organismes, jusqu'au cœur du rembourrage.
- Un gain de temps et d'effort : la machine lave et rince en profondeur, ce qu'un lavage à la main ne permet pas.
16 Deux règles d'ergonomie pour remplir un lave-linge à hublot
Réponse.
- Se baisser en pliant les jambes, le dos droit, ou s'accroupir face au hublot, plutôt que se pencher en avant.
- Poser le panier de linge à côté du hublot, à la bonne hauteur, et ne pas le surcharger, pour éviter de porter lourd et de se tordre le dos.
Pourquoi. Le hublot est bas : chaque chargement oblige à se baisser. Répéter ce geste dos courbé fatigue et abîme le dos.
17 Deux règles d'économie avant la mise en route
Réponse.
- Remplir le tambour sans le surcharger : une machine pleine consomme moins d'eau et d'électricité qu'une machine à moitié vide, mais une machine trop chargée lave mal.
- Respecter le dosage de lessive indiqué sur l'emballage : en mettre plus gaspille le produit sans mieux laver.
On accepte aussi : choisir le programme et la température adaptés au linge.
18 Vos deux actions face à la fuite d'eau
Réponse.
- Arrêter la machine et couper l'électricité (au disjoncteur ou à l'interrupteur si le sol est mouillé : ne touchez pas la prise les pieds dans l'eau), puis fermer le robinet d'arrivée d'eau.
- Sécuriser la zone : poser un panneau « sol glissant », éponger l'eau, puis prévenir votre responsable.
Le piège. Débrancher la prise les mains ou les pieds mouillés : c'est exactement le geste qui provoque l'accident.
19 Le risque encouru
Réponse. Le risque électrique : l'électrisation, voire l'électrocution, parce que l'eau conduit le courant. S'y ajoute un risque de chute sur le sol mouillé.
20 La personne à prévenir
Réponse. Votre responsable à la mairie, c'est-à-dire le maire ou la personne qu'il a désignée pour les agents (par exemple le responsable des services techniques, qui fera réparer l'appareil).
Pourquoi. C'est le même raisonnement qu'à la question 1 : pendant les vacances scolaires, l'entretien des locaux se fait hors du temps scolaire, sous l'autorité de la commune, propriétaire du matériel.
Le piège. Répondre « le directeur de l'école » : pendant les vacances, vous ne travaillez pas sous son autorité. Rien n'interdit de l'informer ensuite, mais la réparation relève de la commune.
Préparer le CAP AEPE avec nous.
En apprentissage ou à distance : un accompagnement jusqu'à l'examen, avec des entraînements sur ces sujets. Faisons le point sur votre situation.
Découvrir le CAP AEPE Nous appeler