Santé et sécurité : qui prévenir, quoi faire
Vous êtes en entreprise ou au centre, et quelque chose ne va pas. Trouvez votre situation ci-dessous et commencez par le premier geste. Les explications viennent après — elles peuvent attendre, pas vous.
① Danger immédiat
Éloignez-vous du danger, puis appelez. Ne restez pas seul.
15 — SAMU, urgence médicale · 17 — police et gendarmerie · 18 — pompiers · 112 — numéro d'urgence européen · 114 — par SMS, si vous ne pouvez pas parler ou entendre.
Vous avez aussi le droit de vous retirer d'une situation dont vous avez un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour votre vie ou votre santé, en alertant immédiatement votre employeur. Grave et imminent : quelque chose qui peut vous blesser sérieusement, maintenant ou très vite. En cas de doute, appelez-nous en même temps.
② Un accident vient d'arriver
Prévenez votre employeur le jour même, ou au plus tard le lendemain. C'est lui qui doit déclarer l'accident du travail — même si la blessure vous paraît bénigne, et même si vous n'avez pas arrêté de travailler.
Puis : faites constater par un médecin, gardez les documents, et notez ce qui s'est passé pendant que c'est frais — l'heure, le lieu, ce que vous faisiez, qui était présent.
Prévenez-nous aussi. Un accident pendant votre apprentissage nous concerne : il touche votre parcours, vos absences et parfois votre examen. Nous joindre ou 01 77 37 38 18.
③ Un problème de santé, un handicap, un besoin d'aménagement
Dites-le tôt — c'est tout l'intérêt. Un aménagement se prépare : il peut concerner le rythme, les déplacements, le poste en entreprise, ou les conditions d'examen. À trois mois de l'épreuve, il est souvent trop tard.
Ce que vous dites est traité avec discrétion. Vous n'avez pas à exposer votre dossier médical à l'employeur ni à l'équipe pédagogique : ce qui leur est transmis, c'est le besoin d'aménagement, pas son motif. Une précision honnête : pour certains aménagements d'examen, la procédure officielle passe par un médecin désigné, qui reçoit les éléments médicaux — de façon confidentielle, et lui seul.
Vous pouvez aussi solliciter la visite d'information et de prévention auprès du service de prévention et de santé au travail dont dépend votre employeur : c'est un interlocuteur indépendant de lui.
④ Violence, harcèlement, propos déplacés
Vous n'avez pas à « faire avec » en attendant la fin du contrat. Et vous n'êtes pas obligé de passer par une seule porte :
- Chez nous — parlez-en à Danielle Cohen, référente harcèlement, à votre formateur référent, ou écrivez-nous. Ce que vous dites ne repart pas dans l'entreprise sans vous.
- Dans l'entreprise — l'employeur, un représentant du personnel, ou le service de prévention et de santé au travail.
- À l'extérieur — l'inspection du travail (DREETS) pour les conditions de travail ; le Défenseur des droits au 3928 (du lundi au samedi, 9 h 30 – 19 h, hors jours fériés) pour une discrimination ou un harcèlement ; l'aide aux victimes au 116 006.
Le cas du harcèlement sexuel et des agissements sexistes est détaillé sur sa propre page.
Appelez-nous. Si ce n'est pas à nous de traiter, nous vous dirons qui le fait — et nous ne raconterons rien à votre employeur sans vous, sauf si la loi ou la sécurité de quelqu'un nous oblige à agir : dans ce cas, vous le saurez.